Viticulture et environnement

Une viticulture exigeante et respectueuse de la nature

Il faut une volonté impérieuse pour planter des ceps sur les pentes du Valais, inclinées parfois jusqu’à 60 ou 70%. Rien ne pourra cependant égaler la qualité des vignobles en coteaux, dont l’exposition potentialise l’action des rayons du soleil et favorise une maturation optimale des raisins. Mais le vigneron valaisan doit en payer le prix. Quelle que soit l’évolution des techniques modernes, la mécanisation demeure extrêmement limitée.Respectueuse de l’environnement, la nouvelle génération des vignerons d’ici se met tout entière aujourd’hui au service d’une viticulture de qualité. On le voit dans l’attention vouée aux techniques culturales, au choix de l’encépagement, à la maîtrise des rendements. Au même titre que le sol ou le climat, le vigneron valaisan est ainsi devenu partie intégrante des écosystèmes qui font l’originalité du pays.

 

Un site idéal pour chaque cépage

Le vigneron sait que le choix du cépage lui est commandé par les caractéristiques du sol, par l’altitude et l’exposition de son vignoble. En fonction des prédilections des différentes variétés pour certains terroirs, il implantera, par exemple, le Sylvaner (Johannisberg) dans des terrains schisteux, sur des pentes bien exposées. Il réservera le Pinot noir aux sols calcaires, le Gamay aux sols granitiques et schisteux, alors que les cépages d’une maturité plus tardive bénéficieront des situations les plus privilégiées.

 

Des systèmes de conduite axés sur la qualité du fruit

La taille détermine le caractère de la production à venir. L’objectif est donc d’adopter le système de culture le mieux adapté à une production optimale. La culture traditionnelle en gobelet est encore souvent pratiquée, car c’est quasiment le seul système que l’on puisse envisager dans les nombreuses terrasses de vignes en forte pente. Cependant, les systèmes de culture sur fils à plus large écartement, dits Guyot ou cordon de Royat, se retrouvent de plus en plus dans les vignes moins escarpées. Ces systèmes réduisent les densités de plantation et permettent une mécanisation légère pour certains travaux.

 

Le prix d’une viticulture de qualité respectueuse de l’environnement

D’incroyables disparités existent entre les frais de production d’un vignoble de plaine et ceux d’un vignoble de coteau. En effet, les coûts à l’hectare peuvent varier du simple au triple selon la topographie du vignoble. L’exploitation des vignes en terrasses, exclut toute mécanisation intensive. Pourtant les vignerons continuent, au prix de nombreux sacrifices, à cultiver ces minuscules parcelles, conscients que ces dernières et leurs murs de soutènement font partie intégrante du patrimoine et du paysage et contribuent à la stabilisation du sol agricole en ayant une fonction environnementale et biologique.

 

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